l'Amour

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Message par geveil le Ven 3 Aoû 2018 - 6:41

1- Il ne peut y avoir d’amour altruiste, car du fait de la solitude ontologique, tout revient toujours à l’UN. Ou, si l’on préfère, il ne pourrait y avoir d’altruisme que s’il y avait un autre. Or il n’y a pas d’autre, l’aspect , la forme, les expérience sont différents d’une personne à l’autre, mais au cœur de la personne il y a “je”. Comme dit le poète, “ô insensé qui croît que je ne suis pas toi”.
Cette affirmation provoque souvent des réactions épidermiques car elle va à l’encontre du sens commun. Pour celui-ci , il est évident que les autres existent qu’ils sont vivants et qu’ils sont bien autres. Que les autres existent, en tant que phénomènes visuels, sonores, odorants et éventuellement tactiles, c’est évident. Mais qu’ils soient vivants n’est pas évident, du moins au sens de l’évidence logique. Je veux dire par là que c’est indémontrable. Pour pouvoir affirmer que le voisin est vivant il faudrait que dans le voisin, ça se souvienne de moi tout en vivant les expériences du voisin.

2- Dans la langue française, l’amour se déploie entre le zéro et l’infini, l’amour du chocolat et l’amour universel. Le premier est à l’instar du désir sexuel parfaitement égoïste et ne vise qu’à se donner du plaisir. Il est en quelque sorte centripète. L’amour universel, parce qu’il englobe tout l’univers, comme son nom l’indique, n’attend rien de “l’extérieur”. Il part d’un centre et rayonne, il est centrifuge. Pour ceux qui le connaissent, il n’y a en quelque sorte plus d’”extérieur”. En rencontrant l’UN au centre d’eux mêmes ils ont tout reçu. Ces heureux porteurs peuvent aimer les pires crapules simplement parce qu’ils aiment la vie, toute la vie. Ces grands éveillés, au contact de Dieu sont comblés et ne souffrent plus, ils ne souffrent même plus de la souffrance des autres ( Jourdain) ou bien, s’ils en souffrent, cette souffrance est encore une joie, une joie de vivre, une joie divine, c’est donc une souffrance qu’ils ne cherchent pas à fuir. Peut-on dire de cet amour que décrivent les grands inspirés, Osho, RD Walsch, qu’il est altruiste ? Ces êtres sont capables de donner sans rien attendre en retour, ce qui est bien une définition de l’altruisme. Mais que donnent-ils? On dit que par leur seule présence, ils donnent une certaine paix, soit, mais encore ?

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Re: l'Amour

Message par Jean-Yves le Sam 11 Aoû 2018 - 9:02

geveil a écrit:Peut-on dire de cet amour que décrivent les grands inspirés, Osho, RD Walsch, qu’il est altruiste ? Ces êtres sont capables de donner sans rien attendre en retour, ce qui est bien une définition de l’altruisme. Mais que donnent-ils? On dit que par leur seule présence, ils donnent une certaine paix, soit, mais encore ?

Je suppose que ce qu'ils donnent (ou transmettent) est variable d'un "Eveillé" à l'autre car selon toute vraisemblance ils ont chacun certaines particularités qui leur sont propres. De plus il y a bien sûr différents niveaux d'éveil ; de toutes évidences certains connaissent un certain état de paix, ont trouvé leur propre chemin, et de ce fait sont remplis de certitudes... mais ils ne sont pas forcément au niveau adéquat pour guider d'autres personnes.  

A travers eux et par eux, c'est cet insondable qui réside au fond de soi qui peut se transmettre, mais après, tout dépend de notre besoin, de notre attente, ou de notre demande. Car bien sûr la connaissance ne se transmet pas, elle se reçoit ; ce qui revient à dire qu'il suffirait d'être suffisamment réceptif, en demande, et pur sans doute pour qu'elle vienne à soi.
Eux, à ce moment-là (ne) sont (que) l'instrument à travers lequel elle se transmet... d'une certaine façon... Mais sans doute ils sont cette connaissance elle-même qui se transmet.
Mais tout dépend de la relation que l'on a avec eux, avec tel ou tel Maître. S'il s'agit ou non d'une relation de Maître à disciple, ce qui dans ce cas pourrait se comparer à une relation d'un père avec son fils. C'est-à-dire qu'un père peut avoir une relation aimante avec tous les enfants de son quartier par exemple, mais sa relation sera différente avec son fils.
Enfin bon je pourrais poursuivre et développer, mais cela risquerait d'être mal compris...

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